Principes
Pourquoi loqy commence en local et privé par défaut
Pour loqy, le local-first n’est pas un slogan. C’est la frontière produit qui garde le travail utile, vérifiable et sous le contrôle de l’utilisateur.
La plupart des logiciels de travail commencent par un compte, un serveur et la promesse que l’éditeur prendra soin de ce que vous lui confiez. loqy commence ailleurs : sur votre ordinateur, au plus près des fichiers et des outils qui constituent déjà votre travail.
Ce point de départ transforme le produit. Une expérience locale utile ne peut pas être un mode hors ligne décoratif ni un aperçu limité d’un service cloud. Elle doit permettre d’accomplir un vrai travail sans créer d’abord un compte, déplacer un document vers l’infrastructure d’un tiers ou accepter une frontière de données opaque.
Le local-first est une frontière de contrôle
« Local » décrit l’endroit où un modèle ou un outil s’exécute. « Local-first » décrit qui garde la maîtrise lorsque le produit grandit. loqy est conçu pour que la voie locale reste une fondation complète : le contexte de travail demeure proche, le choix du modèle reste explicite et une capacité cloud s’ajoute volontairement.
C’est important parce qu’un agent IA ne se contente pas de répondre à une question. Il peut lire des fichiers, consulter des sources publiques, exécuter du code, préparer un livrable ou demander à mener une action externe. Chaque étape présente un risque différent. Les réunir sous une autorisation générale serait pratique pour le logiciel, mais peu compréhensible pour la personne qui l’utilise.
loqy garde donc la frontière d’autorité visible. L’agent peut préparer du travail dans son environnement isolé, mais un effet conséquent nécessite toujours la capacité appropriée et, lorsque c’est nécessaire, une décision humaine précise. Choisir un modèle cloud ne déplace pas silencieusement chaque outil ou chaque fichier vers le cloud.
La confidentialité exige des limites honnêtes
Le local-first ne signifie pas qu’une application de bureau devient magiquement invulnérable. Le système d’exploitation, les modèles installés, les fournisseurs connectés et les autorisations accordées comptent tous. Transformer « local » en promesse absolue de sécurité serait trompeur.
La promesse utile est plus précise et plus solide : l’emplacement des données doit rester compréhensible, l’usage du réseau doit être explicite, les identifiants ne doivent pas être confiés à l’agent et le travail ne doit pas quitter l’appareil simplement parce que c’est plus facile à implémenter. Lorsqu’un fournisseur en ligne est sélectionné, loqy doit rendre ce choix et ses conséquences clairs.
Pourquoi l’open source a sa place ici
Les promesses de confidentialité sont plus faciles à croire lorsque l’architecture peut être inspectée. Le cœur open source de loqy doit rendre vérifiables l’autorité locale, les permissions et le modèle de preuves, plutôt que de demander de croire uniquement une page marketing.
Le projet est encore en pré-lancement. Certains détails évolueront pendant la qualification de l’application sur du matériel réel. Le principe, lui, ne changera pas : le local et le privé par défaut sont le point de départ, le cloud reste un choix.